Fosse septiques toutes eaux : prix, subventions, avantages et inconvénients de ce mode d'assainissement individuel.
La fosse septique est un dispositif d’assainissement qui permet d’épurer partiellement les eaux usées d’un logis avant de les rejeter dans la nature.
Elle recueille l’entièreté des eaux usées de l’habitation, à savoir les eaux sanitaires, celles de la vaisselle et de la cuisine, etc.
On l’installe généralement au sein des résidences situées dans les régions où il est impossible ou difficile de se raccorder au système d’assainissement collectif.
Son budget d’installation s’élève presque toujours à plusieurs milliers d’euros, et il est obligatoire de la faire installer par un professionnel.
Fosse septique ou fosse septique toutes eaux ?
A l’origine, le terme « fosse septique » désignait exclusivement la fosse qui recueillait les eaux usées sanitaires (celles des toilettes).
Mais depuis de nombreuses années, il est exigé par la loi d’installer une « fosse septique toutes eaux », c’est-à-dire une fosse qui puisse accueillir à la fois les eaux usées sanitaires et tous les autres types d’eaux usées de la maison.
Ainsi, l’appellation « fosse septique » utilisée aujourd’hui désigne exclusivement une « fosse septique toutes eaux ».
Certaines maisons très anciennes disposent encore du tout premier modèle de fosse septique, celui qui n’épure que les eaux sanitaires. Un artisan qualifié peut transformer ce type de fosse en fosse septique toutes eaux…
Ou alors, dans la mesure du possible, il faudra se raccorder au système d’évacuation à l’égout dit « tout à l’égout » pour l’évacuation des eaux ménagères.
Pourquoi installer une fosse septique ?
Les fosses septiques jouent 2 rôles : elles servent à épurer les eaux usées, puis à les évacuer dans le sol.
Toutefois, la qualité de leur épuration n’est pas aussi parfaite que celle d’une station perfectionnée. Elles font juste le nécessaire pour que la nappe phréatique ne soit pas polluée ou contaminée par des substances dangereuses.
Par ailleurs, les fosses septiques recueillent aussi les déchets solides (les déjections sanitaires). Celles-ci sont séparées des eaux par le système de fonctionnement de la fosse, puis transformées en boue.
Cette boue n’est pas évacuée au même titre que les eaux : elle reste dans la fosse, et il faut la vidanger tous les 2 ou 4 ans au maximum.
Enfin, il est à noter qu’il n’est pas permis d’installer selon son gré une fosse septique au sein de son habitation. Les fosses septiques sont exigées et obligatoires uniquement dans les zones où :
- Le raccordement au réseau d’assainissement communal ou collectif revient trop cher
- Le réseau d’assainissement collectif est trop éloigné ou inexistant
Les différents types de fosses septiques : fosses de béton, fosses de PVC, fosses de ciment
Les fosses septiques sont construites en 3 matériaux principaux : le béton ou le béton armé, le PVC renforcé avec des fibres de verre et enfin le ciment.
Cependant, les fosses en béton sont les plus résistantes et les plus durables. Elles sont en général commandées et fabriquées sur mesure.
Pour des raisons économiques ou techniques, on peut opter pour une fosse septique en ciment ou en PVC qui sont en général des fosses préfabriquées… Mais ces modèles restent rares sur le marché et très peu utilisés par les professionnels.
Coût d’installation d’une fosse septique : différents éléments à considérer et frais annexes
Le coût d’installation d’une fosse septique ne tient pas uniquement compte du prix d’achat du matériel et de sa mise en fonctionnement.
Il faut d’abord effectuer une étude de sol, celle-ci étant réalisée par le Service Public d’Assainissement Non Collectif (SPANC).
C’est sur la base de cette étude que l’artisan chargé des travaux connaîtra le type de fosse septique à installer et ses différentes caractéristiques.
Ensuite, il faut prévoir, en dehors de l’achat du matériel de fonctionnement de la fosse, tous les outils annexes : filtre, système d’épandage, micro-station d’épuration, etc.
L’artisan ajoutera aux dépenses d’achat du matériel sa main-d’œuvre, et une fois le système fonctionnel, le SPANC reviendra pour effectuer périodiquement des contrôles payants.
Coût des travaux réalisés par le SPANC
Le SPANC procède à 2 activités préalables à l’installation de la fosse : le diagnostic d’assainissement et l’étude des sols.
Le diagnostic d’assainissement coûte en moyenne 85 euros, voire 100 à 150 euros au maximum.
Quant à l’étude des sols, son prix varie entre 200 et 500 euros. Au-delà d’un devis de 500 euros, il est conseillé de se rapprocher d’un spécialiste pour avoir un second avis.
La tarification des SPANC varie d’une région à l’autre, c’est la raison pour laquelle il est impossible de donner une fourchette de prix très précise.
Coût d’achat de la fosse septique
La fosse septique coûte entre 500 et 2 000 euros. Son prix réel à l’achat dépend de sa dimension et de sa capacité, mais aussi du matériau dans lequel elle a été fabriquée.
La capacité minimale recommandée est de 3 000 litres, mais selon les besoins, on peut très bien s’offrir une fosse plus grosse (capacité comprise entre 4 000 et 5 000 litres).
La fosse septique choisie doit également répondre à la norme CE12566-1.
Coût des accessoires et de la main-d’œuvre
Pour réaliser les travaux et acheter les différents accessoires nécessaires (tuyauterie, filtre, système d’épandage, etc.), un professionnel prendra entre 3 500 et 8 000 euros.
Le tarif du devis est variable selon l’importance des travaux annexes à réaliser et la nature du terrain.
A combien cela revient-il en définitive ?
Toutes dépenses comprises, le budget d’installation d’une fosse septique se situe entre 4 000 et 8 000 euros.
Avec l’aide des services du SPNAC et ceux des professionnels contactés, on pourra avoir une idée plus précise du montant des travaux.
Il ne faudra pas hésiter à demander plusieurs devis afin de les comparer et de choisir l’offre qui présente le meilleur rapport qualité/prix.