La question
J’aimerais séparer un terrain agricole en pente de mon terrain, quel mur de soutènement devrais-je choisir pour éviter que ce terrain agricole ne s’écroule pas sur le mien?
Je possède un terrain qui se trouve malgré moi au-dessous d’un terrain à pente. Le propriétaire de ce dernier est un agriculteur, il cultive ses plantes du sommet de la pente jusqu’au fond.
Auparavant, mon terrain était inoccupé et le souci d’effondrement n’était pas un problème, mais maintenant, la construction de ma maison est achevée, j’emménage dans 1 mois ou un peu plus tard donc je préfère prendre les dispositions nécessaires pour éviter tout risque d’accident ou de querelle entre voisins.
Il est question là d’une construction du mur de soutènement juste au fond de sa pente. Comme je l’ai mentionné au début, ce futur voisin est agriculteur, ce qui signifie que sa terre est très humide ce qui favorise le risque d’effondrement.
J’aimerais donc obtenir des conseils sur la réalisation de mon mur de soutènement. Je voulais faire construire un mur de soutènement Atalus mais côté esthétique, il ne correspond pas vraiment au design que je voulais adopter pour ma propriété.
En effet, je voudrais un mur solide mais plutôt classique genre béton sur lequel je pourrai incruster des bois décoration contemporain. Je voudrais donc être conseillé sur le choix de mur de soutènement à opter.
La réponse de nos experts
Face à un terrain agricole humide en surplomb, l'enjeu principal est l'eau : un mur qui ne draine pas finit par céder sous la poussée.
- Gabions (cages métalliques remplies de pierres) : drainants, souples, économiques (100 à 250 €/m²), adaptés aux terrains en mouvement.
- Enrochement : gros blocs posés à la pelle mécanique, très efficace sur les talus importants (100 à 250 €/m²).
- Mur en béton armé : nécessaire si la hauteur est importante ou la place limitée, avec barbacanes et drain en pied (150 à 500 €/m²).
- Pierres sèches : esthétique et drainant, pour des hauteurs modestes.
Au-delà de 1,5 à 2 m, faites dimensionner l'ouvrage par un bureau d'études. Côté voisinage, le propriétaire du terrain supérieur est en principe responsable des dommages causés par l'éboulement de ses terres : un dialogue en amont, voire un partage des frais, évite les litiges. Les murs de soutènement sont généralement dispensés d'autorisation d'urbanisme, sauf en secteur protégé. Voir nos guides enrochement et mur de soutènement.